
dimanche 7 juin 2009
Linger, Viggo Mortensen, 2005

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jeudi 21 mai 2009
Le Vicomte Pourfendu, Italo Calvino,1951

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jeudi 9 avril 2009
Masques de Femmes, Elie Darco & Cyril Carau, Le Calepin Jaune Editions, Mars 2009
Je n'ai pas pour habitude de chroniquer les livres qui sont sortis dans ma propre maison d'édition mais je vais faire une exception pour nos derniers ouvrages, dont Masques de Femmes, dont on a à mon goût trop peu parlé.Il s'agit donc là d'un recueil de nouvelles fantastiques écrit à quatre mains par Elie Darco et Cyril Carau, couple d'auteurs et illustrateurs à la ville comme à la scène. Les nouvelles se déroulent dans un dix-neuvième siècle fantastique où l'on perçoit également les influences d'autres époques, notamment la Renaissance.
Je ne vais pas vous raconter les nouvelles, non, ça je vous laisse le découvrir en lisant le livre (pour les chanceux qui se sont procuré ce bijou à très petit tirage ayant paru juste avant l'arrêt "momentané mais durable" des publications du Calepin Jaune Editions - ceux qui n'ont pas su saisir cette occasion ne blâmez que vous-mêmes... et rattrapez-vous lorsque ce recueil reparaîtra chez un autre éditeur).
A savoir que mon texte préféré, tout compte fait, même s'il y en a beaucoup qui m'ont plu, reste "Le Témoignage de Natalia", une histoire de roussalka mettant en scène tous les ingrédients que j'aime dans la littérature fin de siècle.
Ce qu'il faut souligner dans ce recueil outre le fait que les textes sont magnifiques et mis en valeur par des illustrations très élaborées réalisées par nos talentueux auteurs eux-mêmes (tout comme la splendide illustration de couverture), c'est qu'il a été écrit et conçu avec une véritable passion et que cela se ressent à la lecture. Elie et Cyril sont des orfèvres, ils aiment ce qu'ils font, ce qu'ils écrivent, ils aiment leurs personnages, veulent le meilleur pour eux, et nous, lecteurs, le ressentons : on a vraiment le sentiment qu'il y a eu tout un travail, tout un "ciselage" de Masques de Femmes, et que celui-ci a été effectué avec amour du beau, jusqu'à la maquette, signée Elie également, aux lettrines et aux petits détails tels que les bas de pages, qui ont été réalisés avec précision et élégance. Lorsqu'on achète et qu'on lit Masques de Femmes, on peut se dire sans honte "j'en ai pour mon argent et même davantage" : l'objet livre est beau, le contenu intellectuel, littéraire et artistique est beau.
Il faut souligner également la parfaite symbiose entre les deux auteurs : leurs nouvelles, leurs thèmes et leur écriture se complètent parfaitement, tout comme leurs illustrations. On sent qu'écrire ensemble et illustrer ensemble leur a été un plaisir et une motivation, un moyen de plus de fusionner, et le coeur qu'ils ont mis à l'ouvrage, nous le retrouvons avec le plaisir de nous plonger dans ce recueil.
En résumé, si vous avez l'occasion de vous procurer Masques de Femmes un jour, n'hésitez pas, il est, comme toutes les publications du Calepin Jaune Editions (même si je ne le dis pas en toute modestie, je le dis par contre en toute objectivité), un véritable tré
sor, et j'ai été immensément fière de clore notre belle série d'ouvrages par Masques de Femmes (et aussi Precious Things, l'art-book de Nati Pierandrei, dont je reparlerai), cela a rendu mon exil moins amer.
En attendant de pouvoir un jour être à nouveau votre éditrice, je vous dis merci Elie et Cyril pour votre talent, votre gentillesse, votre sérieux et votre implication : puissent vos futures publications connaître tout le succès qu'elles - et leurs deux auteurs - méritent !
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dimanche 5 avril 2009
Marie-Antoinette, Sofia Coppola 2006
Voici un film que j'avais vu il y a quelque temps et qui, sans pourtant me transcender, m'avait suffisamment plu pour que je veuille me le procurer en DVD collector. J'ai dû attendre longtemps puis - comme j'ai eu un petit boulot récemment - j'ai pu m'offrir le coffret "royal" pour moins de 30 euros, tout neuf et tout : dedans on trouve le dvd collector du film, une affiche, le bouquin qui a inspiré le film en belle édition et un éventail rose.Et je me suis même acheté le livre de photos du film, un joli livre mais par contre pour le niveau d'édition la qualité des photos n'est pas top-top.
Kirsten Dunst, qui est l'actrice principale, donne ici à mes yeux la suite parfaite de ce qu'elle était dans Entretien avec un vampire : la petite fille vêtue de jolis costumes d'époque est devenue une belle et fraîche jeune fille qu'on voit évoluer avec plaisir dans le film, elle joue très bien, est très gracieuse et vraiment parfaite. D'ailleurs les acteurs jouent tous très bien, et très juste, ils n'en font pas trop, ni trop peu - on y voit même l'excellent Guillaume Gallienne.Niveau scénario, j'y reviens, c'est un peu trop "léger" pour moi, mais en même temps c'est parfaitement adapté à l'effet que voulait donner Sofia Coppola en décrivant Marie-Antoinette, son innocence et le monde un peu 'étrange' dans lequel elle est amenée à vivre. Il y a un parti-pris un peu "ado" qui va très bien avec le sujet, même si je pense que c'est ce qui fait que je n'accroche pas totalement, d'une part parce que je ne suis plus ado depuis longtemps, et d'autre part parce que quand je l'étais j'étais quand même plutôt taciturne même si j'aimais bien rigoler, et en tant que jeune adulte aussi, hormis quelques moments de délire, j'ai toujours été quelqu'un d'un peu rabat-joie avec les pieds sur terre, et donc il y a une partie du "trip" auquel je ne suis pas sensible.
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mardi 24 février 2009
Le Curieux Cas de Benjamin Button (oui je traduis littéralement ^_^)
Je connaissais bien Cyprien Bouton pour m'être cachée derrière ce pseudonyme (eh oui, ceux qui n'avaient pas vu/pas reconnu, comme ça vous le saurez ;)), mais je ne connaissais pas Benjamin Button... et pourtant, c'est une nouvelle datant de 1921 que l'on doit au grand Francis Scott Fitzgerald. Ah, The Great Gatsby, comme on nous a bassinés avec ça à la fac d'anglais... pourtant c'était bien, mais on ne se rend pas compte de la valeur de certains livres quand on les étudie "forcés", il faut se laisser le temps de les redécouvrir pour/par soi.| Réactions : |
mardi 10 février 2009
The Wrestler meets Dexter (seulement sur ce blog ^_^)
Au départ, je devais rédiger une entrée de blog sur Dexter car nous avons fini de regarder la saison 3 il y a quelques semaines (bien entendu elle est à la hauteur des deux précédentes et Dexter ne démérite jamais ^_^)... mais tout le monde aime Dexter alors qu'est-ce que j'ai à y ajouter... rien (moi j'aime les donuts !). Ah si : en plus de regarder la série, il faut lire les bouquins (les histoires ne sont pas tout à fait les mêmes, bien que la série soit très fidèle aux romans... au passage chapeau bas aux acteurs, à l'auteur, aux scénaristes, etc.En gros, on en parle tellement que tout le monde connaît le sujet du film : un catcheur ayant eu son heure de gloire à la fin des années 80 et qui tente de survivre dans son métier (et dans sa vie) bien qu'il soit sur le déclin (lui, pas son métier ^_^).
Mickey Rourke, d'abord : voilà un acteur que je n'appréciais pas particulièrement malgré ses qualités d'acteur, hormis dans Barfly (un film sur Bukowski, j'y reviendrai) qu'ayant revu l'an dernier avec ses compagnons Contes de la Folie Ordinaire (avec Ben Gazzara dans le rôle de Bukowski) et Factotum (avec Matt Dillon dans le rôle de Bukowski, mon adaptation préférée des trois qui sont cependant toutes valables, surtout si on les voit ensemble, elles montrent chacune une interprétation de Bukowski et c'est assez convaincant : elles sont complémentaires et donc indissociables), j'ai fini par apprécier largement.
Bref, Mickey Rourke, qui commence à avoir une
gueule à la Bukowski d'ailleurs, interprète Randy "The Ram" avec un talent indéniable. Il faut dire aussi que le scénario est très bon, les acteurs/trices du film sont bons, c'est bien filmé, bien monté, bien écrit. Le milieu du catch est bien observé et bien rendu, on voit des apparitions de certains catcheurs venus de toutes les fédérations et pas seulement de la WWE - je crache pas dessus, tous mes catcheurs favoris y sont, mais quand même, les autres valent le coup aussi ^_^ - quoiqu'on y voie une apparition de R-Truth qui fait des vrilles comme personne (sur le ring, pas dans le film).Puis les vieux catcheurs des années 80 on en connaît plein, y'en a même qui sont encore là (youhou Shawn Michaels :)) et qui assurent.
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mardi 9 décembre 2008
The Big Lebowski... et autres films indispensables
Hier soir, sur la TNT (décidément un petit groupe de chaînes qui passent souvent plein de conneries que j'adore - notamment "Oggy et les cafards" et "Will & Grace" ^_^) ils ont eu l'excellente idée de rediffuser "The Big Lebowski", l'un de mes films fétiches.Aparté sur ma liste de films fétiches :
Les indispensables
Las Vegas Parano
The Big Lebowski
Easy Rider
HWY An American Pastoral
et aussi
Fight Club
Dracula (de Coppola)
American Psycho
LOTR
Factotum
Cool Hand Luke
et j'en oublie parce que je ne cite notamment pas tous les De Funès ^_^ et je vous épargne les séries pour l'instant !
A voir les 4 premiers films de la liste, on pourrait se dire que je suis un vieux drogué psychédélique sur le retour... mais je n'ai qu'un léger faible pour l'alcool en réalité, et il est très maîtrisé car on me surnomme à juste titre "Dr Raisonnable".
Bref, c'est avec plaisir que j'ai revu cet excellent film, tout empreint de nostalgie et de génialité. Des acteurs qui sont de vrais acteurs au sens noble (Jeff Bridges mais aussi Steve Buscemi et John Goodman mais aussi une pléiade d'autres acteurs de folie), un scénario oscillant entre le polar, la comédie et le conte (si, si), un personnage particulier qui a son importance (le Russe Blanc, c'est très bon mais un peu dur pour le foie si on abuse ^_^) et la présence de Flea (bassiste ultra-talentueux des Red Hot Chili Peppers) - Flea qui fait aussi sa petite apparition dans "Las Vegas Parano" d'ailleurs (je l'ai aussi vu dans d'autres films mais ils ne sont pas dans mon 'top') - et le bowling, s'il y a un jeu génial sur terre, c'est bien le bowling !
L'une des scènes du film qui me fait le plus tripper, c'est celle où Lebowski assommé vole au-dessus de Los Angeles de nuit sur la chanson de Bob Dylan, "The Man in Me" (en fait Bob Dylan pour moi c'est comme les Rolling Stones : je ne le comptabilise jamais dans mes musiques préférées mais il y a pas mal de chansons de lui que j'aime).
La mise en scène des frères Cohen est bien sûr parfaite (ce sont de bons cinéastes il faut bien le dire ^_^). Et puis je crois que si j'accroche tellement, c'est un peu que le personnage du Dude me rappelle vaguement un autre barbu aux yeux bleus des années 60 et je me dis que s'il avait vécu au-delà des 27 ans, il serait peut-être devenu un gars à la cool comme Lebowski. En plus c'est un film qui fait partie de notre "panoplie de films" à Eric et à moi, et j'y tiens donc encore plus pour ça : on l'a vu au ciné il y a 10 ans, en 1998, année de sa sortie, et on l'aime toujours autant.
Ce qui est si attachant et "émotionalisant" à mes yeux dans des films comme "The Big Lebowski" ou "Las Vegas Parano" ( "Easy Rider" et "HWY" datant de l'époque je ne les cite pas car je les aime par nostalgie mais ce ne sont pas des films nostalgiques de leur époque
, ils sont ancrés dedans quoique mélancoliques et 'mettant une claque au rêve' par certains côtés) c'est cette espèce de nostalgie de la fin des années 60, un genre d'époque bénie qu'on a tendance à percevoir comme la promesse d'un Eldorado qu'on n'a jamais atteint. Mais au moins il y avait cette promesse et cet espoir, non pas d'un ailleurs mais d'un meilleur, que nous n'avons plus aujourd'hui.Bon, je n'y étais pas... en fait si j'y étais puisque je suis Jim Morrison ;) ... mais ces films, leur vision de l'époque et de ce qu'il en reste, me parlent.
Leur atmosphère, leur musique, leurs personnages, tout ça c'est "mon trip". Aujourd'hui, je les aime encore parce que moi aussi j'ai envie de dire "Où est le festin qu'on nous avait promis ?", parce qu'à l'époque où j'ai vu ces films pour la première fois, non seulement j'édhérait totalement à l'époque dont ils se souvenaient, mais en plus j'avais moi-même des rêves, des espoirs, l'illusion que les choses pouvaient rester à tout jamais pareilles. Depuis j'ai vécu davantage, j'ai galéré et je continue - même si je ne suis pas autant à plaindre que certaines personnes Dieu merci, je peux encore tenir bon et servir de soutien à quelques uns - tant et si bien que je ne perçois plus l'avenir de la même façon car, en tant que nostalgique chronique, je savoure aussi le présent car je sais que, dans l'avenir, certaines choses vont encore se perdre et se dégrader et que ce qui est aujourd'hui deviendra une source de nostalgie de plus demain et ainsi de suite. Je vois les choses d'un point de vue différent, non pas en misant simplement sur l'espoir, les rêves, les illusions de la jeunesse, mais en suivant mon chemin quoiqu'il arrive un peu comme un tank, un genre de robot automate programmé pour que ça dure le plus longtemps possible et dans les meilleurs conditions possibles quoiqu'il arrive.
En avançant en âge, certes nous nous fortifions (comme dirait un vampire de ma connaissance), mais nous devenons aussi plus fragiles, dans ce sens que nous avons plus perdu, et plus à perdre qu'à gagner au fur et à mesure que le temps passe.
C'est pour ça aussi que le fait que Le Dude se la coule douce, sans se prendre la tête et sans faire chier le monde, c'est une leçon à retenir.
Bon, tout ça pour dire que "The Big Lebowski" est un film à voir, comme "Las Vegas Parano", c'est non seulement un excellent film en soi, mais un film hommage à plein de belles choses. C'est probablement aussi l'une des nombreuses sources d'inspiration d'Horizon Motel.
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